

| Désirs d'avenir 60 - Oise | Espace
de débats publics des comités participatifs de l'Oise |
Les débats (24 topics, 34 messages) Dernier message par kauggo, le 15/12 à 00:51:16 |
|
| anitset inscrit le 11/06/2006 |
Le système scolaire a été utilisé comme salle d'attente, la selection a été assouplie, mais aucune structure de mise à niveau réel n'a éré mise en place.
Au bout du compte les collèges sont un enfer et 150 000 jeunes sortent du système scolaire sans aucun diplôme même dévalué, les premiers dès 15 ans.... donc chaque année 5% de la cohorte des futurs maginaux et sans- emplois dont on sait maintenant qu'ils se reproduisent et se révoltent avec violence..... Pour les plus chanceux, des diplômes dévalués qui suscitent beaucoup de frustration chez des jeunes gens restés bien après leur majorité à la charge de leurs parents et à côté des filières d'excellences dont les couches populaires sont exclues culturellement et économiquement... A quand une vraie réforme du systéme scolaire? Qui aura le courage de casser la carte scolaire principale source de l'école à deux vitesse pour équilibrer la répartition des élèves ? L' unité de temps scolaire est restée l'année, partant de ce constat il faudrait prendre acte de l'échec de la réforme Jospin de 1990 et enfin proposer tout au long de la scolarité, puis de l'existence des passerelles qualifiantes et diplômantes sur des cycles plus courts et plus formels Il ne s'agit plus seulement de "moyens", mais d'une réforme de structure à inventer |
|
| Pascal_Schmitt modérateur inscrit le 20/04/2006 |
Sans vouloir se recroqueviller sur le passé, il faut bien reconnaître que la notion "Ecole de la République" a été progressivement abandonnée.
Des "hussards noirs" ou des promoteurs de "Freinet", il ne reste plus grand chose. Certe l'environnement a bien évolué ... et les méthodes "militaires" des premiers enseignants ne sont pas forcément les plus adaptées à la société d'aujourd'hui pour transmettre des connaissances et des valeurs standardisées qui ont fait la réussite de l'intégration républicaine. De même, l'accès libre au savoir trouve sa limité si on veut l'étendre à tous avec le peu de moyens dont dispose l'EN. De mon point de vue, aujourd'hui, le corps enseignant a abandonné son leadership de compétences en matière d'éducation sous les coups de boutoir, parfois justifiés, des parents. Et les parents qui sont les plus actifs ne sont pas ceux des élèves en difficulté avec le système éducatif. Ils orientent le système avec leurs réactions de consommateurs de l'EN, réduisant le corps enseignant à un simple rôle d'opérateur de formation. D'où la marginalisation forte des élèves en difficulté d'apprentissage. Les diplômes ne sont pas dévalués dans leur contenu, mais dans la cote qu'ils ont auprès des employeurs. Je trouve idiot de dire que le bac d'aujourd'hui est moins valable que celui d'il y a 50 ans ... il suffirait de comparer les connaissances requises et de faire quelques tests. Par contre le bac étant banalisé, il n'est plus un facteur de sélection par les employeurs. De même un BTS, DUT, voire un diplôme d'ingé, ne vous garantit plus un emploi de cadre. Le grand chamboulement dans le chantier de l'éducation doit concerner les parents, les enseignants, le ministère de l'EN, les collectivités territoriales et nationales ... autant dire un risque électoral pour un bon nombre d'années pour tous les acteurs politiques. Si nous ne soutenons pas les politiques dans la prise de ce risque, ils ne le prendront jamais tout seul. Message modifié le 15/06 à 18:11:25 par Pascal_Schmitt. |
|
| kauggo inscrit le 15/12/2006 |
Et pourquoi ne pas aller dans le sens des eleves? Ce sont eux qui vont à l'ecole. Certain n'ont pas les ambitions des autres, un futur chauffeur de bus (c'est peut etre le reve d'un gamin) n'a pas besoin de connaitre le resultat d'une fraction. Nous adultes pensons pour eux, revons pour eux, laissons les vivre à leurs niveaux, c'est l'ecole qui doit s'adapter pas les eleves et encore moins les parents. Il faut de tout pour faire un monde, pas que de futurs enarques ou dirigeants de grosses societes. Sachons apprendre à nos enfants ce qu'ils attendent de nous, les standards ne sont que pour la majorite (et encore!) mais il existe aussi une minorite. Un enfant a des reves, nous les cassons en le forcant à devenir ce qu'il ne veut pas et par la meme occasion nous le cassons pour sa vie futur.
Si un enfant n'est pas capable de suivre un programme etablis par de peudos penseurs educatifs c'est qu'il y a une bonne raison, la faute de l'enfant? la faute du penseur? Nous ne sommes pas tous loges à la meme enseigne et aspirons à des envies differentes, adaptons l'ecole aux envies de tous. |
|
Ce topic a été fermé le / à :: par .
Forum gratuit proposé par
v 2.7 alpha 1
-
Un service
-
Page générée en 0,033 secondes le 08/09 à 17:47:48.